Fantôme

Mis à jour : 26 nov. 2020


Ton fantôme est toujours à mes côtés,

La nuit sous notre ciel étoilé,

Vainement je cherche Vénus.

Je me dis : t’inquiètes ma puce,

Tu vas la trouver cette étoile.

Regarde bien, elle se dévoile.

Il me semble me tromper,

Il me semble ne pas l’avoir trouvée.

Ce n’est pas grave je suis émerveillée,

Par notre ciel si bien étoilé.

Au-dessus de ma tête, ça brille,

Celle-ci ne part pas en vrille.

Mes deux pieds sont plantés,

Quand je converse à tes côtés,

Avec ton fantôme si bien apprêté.

Il a l’avantage de ne pas me contrarier,

Je lui raconte ce que je veux,

Il me répond ce qu’il peut.

Comme j’aimerais pouvoir te parler,

Sous notre ciel étoilé.

De toutes ses histoires que tu as suscitées,

Que ton fantôme m’a murmuré.

Toi le trésor si bien caché,

Loin de cette ville si agitée,

Toi qui m’a tant donné à regarder,

Qui sans le vouloir m’a bousculée.

Petit être à semer pour tout l’été,

C’est en hivers que j’irais récolter,

Mettre de l’ordre dans tous ses sentiments.

Le cœur se videra avec le temps.


Petit frère d’âme, jumeau astral,

Aujourd’hui est venu l’heure de la remballe.

Mais il restera toujours dans le fond,

Une promenade le long d’un pont.

Sous un ciel étoilé, par une nuit d’été,

Une baignade improvisée à tes côtés.

Un feu d’artifice, une photo, quelques mots

Échangé, ce soir-là à mi–clos.

Et ton fantôme toujours à mes côtés.

J’espère que le mien, te souhaite courage,

Pour que tu puisses tourner la page,

De ce mal qui te ronge, crée ton naufrage.

Moi je ne sais pas oublier,

Mais ton fantôme sera toujours à mes côtés.

Moi la femme de deux espaces-temps,

Celui que personne ne comprend.

Je te donnerais des nouvelles par les ondes,

Pour que jamais ton corps ne gronde.


N’oublions pas, nous avons les étoiles,

Pour dans nos têtes mettre les voiles.

Elles appartiennent à tous,

Petite tête de frimousse,

La chipie qui de loin te sourit.

Malheureusement j’ai fait l’abrutie,

J’ai perdu pied, je ne sais pas nager,

A part avec ton fantôme à mes côtés.

Mais je suis sûr, quelqu’un viendra t’aider,

Car le soir j’irais prier auprès de mes naufragés,

Qui on tant d’amour à donner.


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